Treffer: Utilisation de la méthode capture-recapture pour l'évaluation de la fréquence des effets indésirables « graves » médicamenteux : l'expérience du CHU de Toulouse. Discussion / Use of the capture-recapture method to assess the frequency of serious adverse drug reactions : experience of Toulouse University Hospital. Discussion
Pharmacologie clinique, Centre Midi-Pyrénées de pharmacovigilance, de pharmacoépidémiologie et d'informations sur le médicament, CHU de Toulouse, France
Fédération d'informatique médicale et d'évaluation, CHU de Toulouse, France
CC BY 4.0
Sauf mention contraire ci-dessus, le contenu de cette notice bibliographique peut être utilisé dans le cadre d’une licence CC BY 4.0 Inist-CNRS / Unless otherwise stated above, the content of this bibliographic record may be used under a CC BY 4.0 licence by Inist-CNRS / A menos que se haya señalado antes, el contenido de este registro bibliográfico puede ser utilizado al amparo de una licencia CC BY 4.0 Inist-CNRS
Weitere Informationen
Les différentes méthodes (notification spontanée ou utilisation de bases de données médicales) utilisées pour identifier et quantifier les effets indésirables médicamenteux souffrent de l'absence d'exhaustivité. La déclaration des effets indésirables médicamenteux aux centres régionaux de pharmacovigilance (CRPVs) pêche par la sous notification. La combinaison de plusieurs sources de données peut améliorer la connaissance de la fréquence de ces effets indésirables. Ce travail veut estimer l'incidence des effets indésirables graves au sein de l'hôpital universitaire de Toulouse, en utilisant deux sources indépendantes : d'une part, la base de données du programme de médicalisation des systèmes d'information (PMSI) et d'autre part, la base nationale de pharmacovigilance incluant les notifications spontanées aux CRPVs. La période de travail a été le premier semestre 2001. Nous avons relevé, au sein du PMSI, toutes les hospitalisations incluant un code de la dixième classification internationale des maladies, en rapport avec un effet indésirable potentiel. Au sein de la base nationale de pharmacovigilance, nous avons repéré tous les effets indésirables « graves » survenus durant la période d'étude et déclarés par les médecins travaillant au sein de l'hôpital universitaire de Toulouse. Après identification des cas communs aux deux bases de données, nous avons utilisé la méthode capture-recapture pour estimer le nombre réel d'effets indésirables survenus durant le premier semestre 2001 au sein de l'hôpital universitaire de Toulouse. Nous avons identifié dans le PMSI, 274 séjours hospitaliers différents, en rapport avec un effet indésirable médicamenteux. Parmi les 241 cas sélectionnés dans la base nationale de pharmacovigilance, nous en avons retenu 151 pour l'analyse. Cinquante-deux effets indésirables étaient communs aux deux bases de données. Ceci a permis d'estimer, par la méthode capture-recapture, un nombre d'effets indésirables médicamenteux graves de 796 [intervalle de confiance (IC) à 95 %: 638-954 correspondant à 2,9 % des hospitalisations [IC95 %: 2,3-3,5] durant le premier semestre 2001. Cette étude rappelle le manque d'exhaustivité de la notification des effets indésirables médicamenteux, quelle que soit la source de données. Elle souligne l'intérêt de la méthode capture-recapture et de la combinaison de diverses bases de données pour améliorer l'évaluation des effets indésirables médicamenteux à l'hôpital.