Result: Une hiérarchie privative pour le français

Title:
Une hiérarchie privative pour le français
Contributors:
Laboratoire de Linguistique de Nantes (LLING), Université de Nantes - UFR Lettres et Langages (UFRLL), Université de Nantes (UN)-Université de Nantes (UN)
Source:
Congrès Mondial de Linguistique Française 4 (CMLF). :1381-1394
Publisher Information:
HAL CCSD; EDP Sciences, 2014.
Publication Year:
2014
Collection:
collection:UNIV-NANTES
collection:LLING
collection:NANTES-UNIVERSITE
collection:UNIV-NANTES-AV2022
Subject Geographic:
Original Identifier:
HAL: hal-01160572
Document Type:
Conference conferenceObject<br />Conference papers
Language:
French
Relation:
info:eu-repo/semantics/altIdentifier/doi/10.1051/shsconf/20140801175
DOI:
10.1051/shsconf/20140801175
Rights:
info:eu-repo/semantics/OpenAccess
Accession Number:
edshal.hal.01160572v1
Database:
HAL

Further Information

Nous présentons dans cet article deux hypothèses concernant la structuration du système des obstruantes du français. Nous explicitons les procédures menant à ces propositions où l’hypothèse des paires minimales (Pairwise Algorithm) s’oppose à la méthode des divisions successives (Successive Division Algorithm). Cette dernière, bien qu’étant la seule permettant de rendre compte du contraste parce qu’elle ne maintient que les traits actifs dans les processus, montre des difficultés à motiver la structure proposée. Nous montrons que ces apories découlent de l’utilisation de primitives binaires. Par conséquent, nous défendons l’hypothèse qu’une représentation unaire des segments du français dans un cadre contrastiviste (Dresher 2009) est possible et nécessaire. Sur la base des données diachroniques, nous montrons que seule l’utilisation de primitives privatives permet d’expliquer et de justifier les mécanismes atteignant les obstruantes dans la lénition. Nous démontrons que, à l’instar des autres lieux de place, les fricatives palatales et les occlusives dorsales partagent une même structure interne qui ne se différencie que par le mode. Cette proposition constitue une révision majeure des représentations classiques du français. Elle a aussi pour corollaire de reconsidérer l’utilisation des éléments : nous montrons qu’ils ne peuvent constituer une simple traduction des traits binaires mais doivent être à même d’engrammer la dimension syllabique sans laquelle ils ne sauraient s’exprimer.